Zones à faibles émissions métropolitaine

Mieux respirer pour mieux vivre !

Mieux respirer pour mieux vivre

La Métropole du Grand Paris doit répondre à une urgence sanitaire et climatique. Selon le rapport d’Airparif de mars 2018, les seuils réglementaires et les recommandations de l’OMS en matière de qualité de l’air sont régulièrement dépassés. L’agence Santé Publique France estime que 5 000 décès prématurés par an pourraient être évités sur le territoire de la Métropole. Face à cette situation, la Commission européenne a mis en demeure la France pour dépassement des valeurs limites de dioxyde d’azote et de particules fines. Le Conseil d’État a enjoint le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires à l’amélioration de la qualité de l’air.

Lauréate en 2015 de l’appel à projets « Villes respirables en 5 ans », la Métropole du Grand Paris a validé une stratégie avec le Plan Climat Air Energie Métropolitain adopté définitivement par le Conseil métropolitain du 12 novembre 2018. La reconquête de la qualité de l’air y figure parmi les priorités. Pour y parvenir, la mise en place d’une zone à faibles émissions (ZFE) métropolitaine a été évaluée dans le cadre du Plan de Protection de l’Atmosphère Île-de-France comme ayant l’impact le plus important, avec des effets rapides sur l’amélioration de la qualité de l’air.

Cette mesure ne vise pas à faire de la Métropole du Grand Paris une zone sans voiture mais à accélérer l’élimination progressive des véhicules les plus polluants, en s’appuyant sur le dispositif d’aides financières déjà en vigueur et à développer. Elle participe à la politique métropolitaine en faveur des nouvelles mobilités et des mobilités propres, qui comprend aussi la marche, le vélo, etc. Et ses bénéfices s’étendent bien au-delà, en termes d’amélioration de la qualité de vie, d’attractivité du territoire et de réduction des nuisances sonores. D’autres actions sont par ailleurs engagées contre les autres sources de polluants.

La Zone à Faibles Émissions
métropolitaine en vidéo

Qu’est-ce qu’une Zone à Faibles Émissions (ZFE) ?

C’est un dispositif, soutenu par l’Etat, destiné à faire baisser les émissions de polluants notamment dans les grandes agglomérations, pour améliorer la qualité de l’air et garantir aux habitants de respirer un air qui ne nuise pas à leur santé. Déjà adopté par 200 villes européennes, il est reconnu comme particulièrement efficace pour réduire les émissions de polluants provenant du trafic routier, la voiture étant l’une des principales sources de pollution en ville.

Son principe : limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans un périmètre défini, par décision du ou des maires concernés. Pour circuler, une vignette Crit’Air doit être apposée au pare-brise. Elle permet de distinguer les véhicules en fonction de leur niveau d’émissions de polluants atmosphériques. Les plus polluants et les « non classés » ne pourront pas (sauf dérogations) rouler dans la ZFE sur certaines plages horaires.

La ville de Paris a mis en place ce type de mesure, effective depuis 2015, qui recouvre Paris intra-muros, hors périphérique et bois, et concerne les véhicules Crit’Air 5 et non classés. Mais la pollution atmosphérique ne connait pas de frontière : le but de la zone métropolitaine est d’étendre le périmètre pour coordonner et accélérer le processus en cours et obtenir des bénéfices significatifs sur l’ensemble du territoire métropolitain et au-delà. La zone parisienne (hors bois et boulevard périphérique) passera en Crit’air 4 au mois de juillet 2019.

Le périmètre de la Zone
à Faibles Emissions

Mise en œuvre

Pour permettre le lancement de la ZFE en juillet 2019, plusieurs études de préfiguration ont été menées pour établir un diagnostic précis du territoire et des enjeux qui lui sont liés et identifier les différents impacts d’une restriction de circulation dans le périmètre de l’A86. Elles concernent :

  • Le trafic, le parc automobile existant et roulant en Métropole
  • La desserte en transports en commun et la possibilité de report
  • La qualité de l’air sur le territoire
  • Les bénéfices attendus en termes de santé
  • Les impacts socio-économiques du dispositif

De janvier à mai 2019, les parties prenantes et les habitants pourront se prononcer sur le projet d’arrêté de mise en place de la ZFE pris par leur Maire, notamment sur la base des résultats de ces études. Une fois la ZFE mise en place, la mesure sera évaluée tous les trois ans au moins. Chaque étape ultérieure devra faire l’objet d’études complémentaires, de consultations dédiées et d’un nouvel arrêté municipal. Calendrier de la consultation :

  • Janvier 2019 : début de la consultation institutionnelle (maires limitrophes et Île-de-France Mobilités)
  • Mars 2019 : synthèse des avis
  • Avril 2019 : début de la consultation du grand public
  • Juin 2019 : synthèse des avis, et signature par les maires des arrêtés
  • Juillet 2019 : entrée en vigueur de la Zone à Faibles Emissions

Projet de calendrier progressif
des vignettes Crit’Air

juillet 2019non
classé
+
juillet 2021+
juillet 2022+
juillet 2024+
2030objectif 100% de véhicules propres

Véhicules interdits à la circulation en fonction du calendrier

Mon véhicule et moi

Mon véhicule est-il concerné ?

Les certificats de l’air indiquent le niveau de pollution du véhicule. Plus le numéro de certificat est élevé, plus le véhicule émet de polluants.

       

Les « non classés » sont les véhicules les plus anciens (première immatriculation avant 1997) qui ne disposent pas d’une vignette Crit’Air et n’entrent donc pas dans la classification. La vignette Crit’Air, valable toute la durée de vie du véhicule, est délivrée à partir des informations figurant sur la carte grise (motorisation, âge du véhicule…). A partir du 1er juillet 2019, les restrictions de circulation porteront sur les véhicules non classés et Crit’Air 5, qui concernent :

  • Les 2 roues, tricycles et quadricycles à moteur antérieurs au 1er juin 2000
  • Les voitures et véhicules utilitaires légers diesel antérieurs au 1er janvier 2001
  • Les voitures essence antérieures au 1er janvier 1997
  • Les véhicules utilitaires légers essence antérieurs au 1er octobre 1997
  • Les poids lourds, autobus et autocars diesel antérieurs au 1er octobre 2006
  • Les poids lourds, autobus et autocars essence antérieurs au 1er octobre 2001

Attention : certains sites internet frauduleux proposent des vignettes Crit’Air qui ne sont pas homologuées !

Aides au remplacement

Prime à la conversion et Bonus écologique versés par l’État, aides locales de la Métropole du Grand Paris, de la Ville de Paris et de la Région Île-de-France. Un véhicule électrique peut parfois coûter moins cher qu’un véhicule essence.
Ménage non imposable, nous souhaitons nous séparer de notre véhicule non classé pour acheter une citadine électrique neuve.
Citadine neuve (électrique) 23 500 €
Reste à charge 7 500€
Métropole du Grand Paris - 5 000 €
Prime à la conversion - 2 500 €
Doublement de la prime à la
conversion pour les 20% des
ménages les plus modestes*
- 2 500 €
Bonus écologique - 6 000€

*Annonces gouvernementales du 14 novembre 2018

Un ménage non imposable qui se sépare de son Diesel Crit’Air 4 pour acheter une citadine Diesel Crit’Air 2 d’occasion (entre 3000 et 8000 € à l’Argus) bénéficiera de 4000 € de prime à la conversion.

Ménage imposable, nous souhaitons nous séparer de notre véhicule non classé pour acheter une familiale électrique neuve.
Familiale neuve (électrique) 30 800 €
Reste à charge 18 300 €
Métropole du Grand Paris - 4 000 €
Prime à la conversion - 2 500 €
Bonus écologique - 6 000 €
Professionnel, je veux remplacer mon utilitaire non classé par un utilitaire neuf électrique.
Utilitaire neuf (électrique) 29 000 €
Reste à charge 14 500 €
Aide Région et Ville de Paris - 6 000 €
Prime à la conversion - 2 500 €
Bonus écologique - 6 000 €
Particulier imposable, je souhaite me séparer de mon véhicule diesel Crit'Air 4 pour acheter une berline d'occasion à essence datant de 2006 (Crit'Air 2).
Berline essence de 2006 (Crit’Air 2) 3 990 €
Coût de revient 1190 €
Prime à la conversion 1 000 €
Revente du véhicule Crit’Air 4 1 800 €

FAQ

Comment obtenir une vignette Crit'Air ?

Pour obtenir votre «Certificat Qualité de l’Air», autrement dit votre vignette «Crit’Air», c’est très simple : il vous suffit de vous rendre sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire muni de la carte grise de votre véhicule. Une procédure écrite par courrier est également disponible en saisissant ce formulaire et en le renvoyant par courrier postal, (formulaire issu du site certificat-air.gouv.fr). Confectionné à la demande, le certificat sera délivré par voie postale, à titre individuel, à chaque propriétaire de véhicule qui en fera la demande. Il sera expédié à l’adresse qui figure sur la carte grise du véhicule. Ce document à apposer sur votre pare-brise attestera de la classe environnementale du véhicule en fonction de ses émissions de polluants. Le certificat est un document sécurisé qui permet de limiter tous types de fraude. La classification du véhicule est valable pour toute la durée de vie du véhicule. Le certificat est de 3,62 €, payable en ligne. Ce prix couvre les frais de fabrication, de gestion et d’envoi du certificat. Il faudra attendre quelques jours pour que le certificat soit fabriqué et envoyé par la poste. Une fois sa commande validée, le demandeur recevra par e-mail un récépissé attestant la catégorie de son certificat en attendant de recevoir son certificat par la poste. Une démarche obligatoire pour circuler en zone à faibles émissions et volontaire partout ailleurs. Attention, des sites internet privés (sans aucun lien avec le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer ni avec la Mairie de Paris) proposent la vignette Crit’Air à un prix bien supérieur au prix réel. Vérifiez bien que vous êtes sur www.developpement-durable.gouv.fr/certificats-qualite-lair-critair. À noter : tous les véhicules éligibles à la vignette Crit’Air doivent obligatoirement en arborer une, y compris les véhicules étrangers. La vignette est en effet liée au véhicule, pas à son conducteur.

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Amendes et sanctions

Ne pas respecter les restrictions d’une zone à faibles émissions est puni de l’amende prévue pour les contraventions : • de quatrième classe, pour les poids lourds, bus et autocars, • de troisième classe, pour les autres catégories de véhicules. Sont ainsi sanctionnés : • circulation en violation des restrictions d’une zone à faibles émissions, • stationnement dans une zone à faibles émissions sans avoir de vignette Crit’Air (sauf véhicules «non classés» antérieurs à 1997), • apposition d’une vignette Crit’Air ne correspondant pas aux caractéristiques du véhicule (4e classe).

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Y aura-t-il des dérogations ?

Les dérogations seront limitées, et réservées à certaines catégories d’acteurs économiques particulièrement fragiles.

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Les acteurs du projet

Avec le soutien de